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L’accès optionnel ou différé au capital d'une société au travers l'émission de valeurs mobilières offre de nombreuses possibilités pour les investisseurs dans le cadre d'une levée de fonds : sécuriser partiellement leur investissement notamment en cas de baisse de la valeur de la société émettrice, étaler leur investissement en plusieurs tranches en fonction de la réalisation d’objectifs préalablement convenus, sanctionner la non réalisation d’objectifs prédéfinis, etc… En droit, l’émission de ces valeurs mobilières présente plus de sécurité que de simples engagements contractuels, les valeurs mobilières émises étant opposables à tous les associés.
Reste que l’accès différé au capital, s’il permet de réduire pour l'investisseur l’aléa inhérent à toute levée de fonds, comporte un risque spécifique, lié à l’écoulement du temps entre la date d’émission de ces valeurs mobilières (celle de réalisation de la levée de fonds) et la date à laquelle les titulaires pourront effectivement exercer leur droit d’accès au capital. Pendant cette période la société peut être amenée à réaliser un certain nombre d’opérations (modifications des règles de répartition de ses bénéfices, augmentations de capital, fusion, scission, etc.) susceptibles de remettre en cause les droits initialement reconnus aux titulaires par le contrat d’émission.
Aussi, l’ordonnance du 24 juin 2004, complétée par la loi n° 2008-776 du 4 août 2008, dite de modernisation de l’économie, prévoit un dispositif de protection des titulaires contre ce risque particulier, qui s’applique aussi longtemps qu’il existe des droits attachés à chacun des éléments des valeurs mobilières concernées.
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